La fondation Guilé est née au pays du secret bancaire, des amours d'un couple de cigarettiers suisse (les Burrus) avec la Légion. Selon les statuts de l'association, « le service de l'homme doit être au centre des préoccupations des décideurs. » La Fondation entend réformer notre civilisation, car « une civilisation sans projet est une civilisation malade ». En vertu de quoi, elle offre aux « décideurs » des « conditions privilégiées d'échanges interdisciplinaires et des parcours d'enrichissement personnel dans des lieux et des moments de qualité ». En d'autres termes, la Légion se charge de sensibiliser les acteurs économiques aux grands dangers de notre temps. La laïcité par exemple. Parmi les thèmes des séminaires proposés, on peut trouver des interventions intitulées « Des lois laïques au néo-paganisme contemporain » ou encore « Sécularisation : la dérive émotionnelle des valeurs ». Quelques militants viennent régulièrement donner des conférences comme Tugdual Derville, qui, lors de la croisade anti-Pacs, assistait Christine Boutin. Parmi les VIP intervenant lors des séminaires, outre le président, l'Archiduc Michel de Hasbourg-Lorraine, on note la présence de Otto de Habsbourg, Rodrigo Rato (Directeur du Fond Monétaire International) et de Georges Blum (Président d'honneur de la Société de Banques Suisses). On trouve aussi quelques Français, comme Jean-Philippe Douin (ancien Chef d'Etat Major des Armées) ou encore Jean-Loup Dherse (ancien Vice-Président de la Banque Mondiale et ex-directeur général d'Eurotunel), Jean-Didier Lecaillon (professeur d'Economie à l'Université de Paris-Val-de-Marne) ou François Jusot (Président de la Faculté des langues de l'université de Université Lyon III).