Abdelilah Benkirane, membre du secrétariat général du PJD (Parti pour la Justice et le Développement), a critiqué la réaction des députés de l'USFP à la teneur des prêches du vendredi, rapporte Ahmed Larqam, correspondant de l'édition marocaine imprimée à Casablanca du quotidien arabophone saoudien AshCharq Al Awsat.

"Benkirane, qui s'exprimait hier à Rabat à l'occasion d'une réunion du parti, estime que cette tentative d'imposer un contrôle préalable des prêches des oulemas et des imams constitue une interdiction flagrante de la liberté d'expression et une atteinte au droit à la différence d'opinion. (...) Selon lui, "ils les socialistes veulent exclure la religion de la politique et introduire la politique dans la religion". (...) Le secrétaire général a pour sa part appelé les militants à la fidélité et au sacrifice pour servir les intérêts suprêmes du pays et lutter contre la corruption dans les régions. Il a annoncé la création d'un comité de suivi de l'action des élus du parti dans les villes et les régions afin de contrôler étroitement leur travail. (...)"

Dans le même quotidien, Lahsen Moqnii correspondant du quotidien à Casablanca, écrit qu'un "propagandiste estime que le PJD est en train de se fourvoyer et appelle à créer des partis qui lui fassent concurrence dans le champ politique fondamentaliste. Extraits de son article :

"Le cheikh Abdelbari Zemzami, qui s'exprimait au cours d'une rencontre partisane organisée récemment par le Parti de la Choura et de l'Istiqlal dans le cadre de son ouverture sur un groupe de fondamentalistes, a déclaré qu'il était nécessaire de créer des organisations politiques qui fassent concurrence au PJD. (...) Selon lui, la multiplication des regroupements qui s'appuient sur le discours islamique garantit la réforme et le retour du peuple marocain à ses origines et à ses sources. (...) Le secrétaire général du PCI a déclaré pour sa part que les portes du parti étaient ouvertes à toutes les forces désireuses de contribuer à la réalisation de son objectif, qui est de consacrer la démocratie islamique, mais en tenant compte des exigences de l'époque (...) et des circonstances, ainsi que de l'évolution sociale, ajoutant : Nous ne prétendons pas être un parti islamique, car cela signifierait que nous ne laisserions agir les autres que sous le qualificatif d'islamistes. Or, nous sommes convaincus que tout parti marocain est un parti musulman, puisque nous sommes dans un pays islamique. (...)"