Dans l'émission CAMPUS du jeudi 4 décembre 2003, Monsieur Tariq Ramadan a affirmé avoir gagné tous ses procès, y compris celui intenté contre Antoine SFEIR .

IL S'AGIT D'UNE CONTRE VÉRITÉ ÉVIDENTE.

En date du 22 mai 2003 la 7è chambre de la Cour d‘Appel de Lyon jugeant correctionnellement a débouté Monsieur Tariq Ramadan de son appel contre le jugement qui avait relaxé Monsieur Antoine SFEIR de l'infraction de diffamation publique par les motifs qui méritent d'être soulig nés ; Monsieur SFEIR avait dans un entretien accordé au mensuel Lyon Mag‘ déclaré que : Monsieur Tariq Ramadan « est un orateur habile (...) un fondamentaliste charmeur qui est un spécialiste du double langage ». Monsieur SFEIR avait également soutenu : « (...) Tous ces islamistes qui militent contre l'intégration, c'est une véritable "bombe à retardement" ». S'estimant lésé dans son honneur et sa considération, Monsieur Ramadan a porté l'affaire devant la Justice lyonnaise. Par jugement en date du 19 décembre 2002, le TGI de Lyon a prononcé la relaxe de Monsieur SFEIR. Cette décision a été confirmée en appel par des motifs péremptoires.

La Cour d'appel a estimé de façon catégorique, après avoir procédé à une analyse judicieuse des circonstances, de fait en l'espèce, « qu'il ressort seulement des propos d'Antoine SFEIR que les discours de la partie civile peuvent exercer une influence sur les jeunes islamistes et constituer un facteur incitatif pouvant les conduire à rejoindre des partisans d'actions violentes ;(...) que laisser entendre que, par ses discours Tariq RAMADAN peut porter une responsabilité, peut-être morale, en faisant naître dans certains esprits une vocation terroriste ou en confortant d'autres dans leur résolution à suivre une telle ligne de conduite, correspond à l'expression, naturelle et admissible dans une démocratie, d'une critique des prises de position publiques de la partie civile sur des sujets et des faits de société ; (...) que l'interview donnée par Antoine SFEIR (...) ne comporte pas d'allégation ni d'imputation de faits mais exprime en réalité une opinion critique qui, formulée dans un contexte marqué par de graves attentats terroristes, n'apparaît pas disproportionnée eu égard au but d'information poursuivi et à l'effet recherché de susciter les interrogations et la réflexion qu'appelait le sujet traité » .

.../...

Par sa décision, la Cour d'appel ne fait que rappeler le libre droit de critique et la liberté d'opinion et d'expression, rejoignant ainsi la position de la Cour Européenne des Droits de l'homme, principe qui demeure un des piliers fondamentaux de notre société démocratique.

Cette décision qui donne pleine et entière satisfaction à Monsieur Antoine SFEIR, dont la crédibilité est ainsi totalement réhabilitée, concerne, au-delà du cas d'espèce, tous les journalistes, auteurs et écrivains. Elle ne doit pas, à ce titre, passer inaperçue.