" Ceci n'est pas une fête !" Samedi 29 avril, vingt-cinq militants de ProChoix-Paris et du Collectif anti-patriarcat (Reflex) s'étaient donnés rendez-vous pour "tracter " sur le Parvis de Notre-Dame pour où se déroulait la 10ème Journée mondiale pour la Vie. Une journée anti-avortement organisée depuis près de dix ans par le Comité pour sauver l'enfant à naître. Chaque année, depuis dix ans, quelques associations anti-avortement occupent le parvis de Notre-Dame avec une immense banderole flottante, deux tables de tracts et un podium. En parallèle, des marathoniens en patins à roulettes vont et viennent pour une course " pour la vie ". Pire, les anti-avortement distribuent des ballons " pour la vie " aux touristes venus visiter Notre-Dame. Lesquels les prennent sans en comprendre la signification. Cette année au moins, plusieurs petits groupes de militants prochoix leur ont à chaque fois distribué un tract les alertant :" Les hommes et les femmes qui occupent aujourd'hui le parvis de Notre-Dame ne sont pas là pour égayer le paysage. Derrière ce qu'ils appellent «la journée mondiale pour la vie» se cache une manifestation politique anti-avortement. (..) Ils se disent «pro-vie» mais quelle «vie» défendent-ils ? Ils condamnent la contraception chimique, le préservatif, les péridurales, les relations sexuelles hors mariage, le PaCS, l'égalité femme/homme, hétéro/homo, les Procréations médicalement assistées, l'euthanasie. Bref, une vie régie selon la loi naturelle et/ou «divine». Une vie qui anéantit tout liberté individuelle et asservit les femmes à une fonction biologique. Être pour ou contre l'avortement, à titre personnel, est une chose. Attaquer celles et ceux qui veulent pouvoir choisir librement révèle une vision autoritaire de la société... "